¶ Restriction de la liberté d'action
Résumé : Le Bundesrat et d'éminents constitutionnalistes mettent en garde : « permanente » exclut toute adaptation situationnelle. 175 ans de pratique éprouvée de neutralité flexible seraient restreints constitutionnellement.
¶ 1. Voix du droit et de la politique
- René Rhinow (constitutionnaliste, ancien conseiller aux États PLR) : « Restreindre la notion de neutralité est une grossière absurdité. "Perpétuellement neutre" est périmé. » Il met en garde contre une « dangereuse surévaluation » [1].
- Conseiller fédéral Cassis : « Une pétrification saperait sa force » [2].
- Elisabeth Schneider-Schneiter (Le Centre) : « Un auto-entravage stratégique déguisé en attitude de principe » [3].
- Vert'libéraux : L'ancrage constitutionnel restreindrait de manière disproportionnée dans les situations de crise futures [4].
¶ 2. 175 ans de neutralité flexible
La Suisse a toujours adapté sa politique de neutralité depuis 1815 : adhésion à la Société des Nations en 1920, adhésion à l'ONU en 2002, PPP depuis 1996, sanctions en 2022. Cette capacité d'adaptation est considérée comme une force [5].
¶ 3. Contre-arguments des partisans
- Des règles claires créent de la prévisibilité [6]. Note : document de position du comité d'initiative
- L'Autriche a aussi ancré la neutralité dans sa Constitution
- 87% approuvent la neutralité -- l'ancrage comme conséquence démocratique
¶ Références
[1] Tagesanzeiger (2024). Rhinow sur la neutralité. [Open Access]
[2] NZZ (2025). Cassis sur la neutralité flexible. [Open Access]
[3] SRF (2026). Débat au Nationalrat. [Open Access]
[4] Vert'libéraux (2024). Prise de position. Note : document de position des Vert'libéraux
[5] DFAE (2024). Neutralité de die Schweiz. [Open Access]
[6] neutralität-ja.ch (2024). Argumentaire. Note : document de position du comité d'initiative
Dernière mise à jour : mars 2026